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19/04/2012

Rien ne vas plus, les jeux sont faits

La seule certitude au soir du 6 mai prochain, c'est que les problèmes économiques structurels auxquels la France est confronté demeureront entiers. La responsabilité sarkozyste est certes écrasante dans cette situation, mais rien dans le programme et les annonces de François Hollande ne laisse espérer son intention d'inverser la tendance. Certains rêvent d'un troisième tour social. La réalité promet plutôt un tour de vis.

Compte tenu de l'état de nos finances publiques, à partir de septembre les salaires de la fonction publique nationale, territoriale et hospitalière seront en effet payés grâce à l'argent emprunté sur les marchés financiers. C'est déjà une aberration mais cela risque en plus de devenir une impossibilité. Le dernier rapport du FMI, et sa directrice générale Christine Lagarde sait de quoi elle parle pour avoir participé à cette gabegie, indique clairement que les engagements budgétaires pris par Paris ne seront pas tenus. 

Du coup, il est plus que probable que Moody's dégradera la note de la dette souveraine française dès la mi-mai, comme Standard's & Poors l'avait déjà fait en janvier. L'avis négatif de deux des trois agences de notation ne sera pas sans effet sur les taux d'intérêt auxquels emprunte l'Agence France Trésor, en charge d'alimenter le budget courant en argent frais. La France emprunte aujourd'hui à 10 ans aux alentours de 3%, montant nominal déjà en constante hausse depuis des mois et prés du double du taux allemand. En cas de dégradation de la note française, on peut redouter un taux à 5 ou 6%, comme en Italie ou en Espagne, ce qui majorera d'autant le coût des salaires des fonctionnaires. Combien de temps cela est-il tenable?

09/11/2010

Supplice chinois

Un sondage Eurobaromètre publié aujourd'hui indique que 44% des Européens estiment tirer profit du libre échange, 39% étant d'un avis contraire et 17% ne se prononçant pas. L'origine sociale des 26 635 personnes interrogées partout dans l'UE en tête à tête n'influence pas ou peu ce jugement. Bien sûr 59% des cadres dirigeant pensent que c'est une bonne chose, mais aussi 46% des travailleurs manuels et même 39% des chômeurs et 50% des étudiants.

Pour le reste ce sondage, publié par la Commission européenne à l'occasion du lancement de sa nouvelle stratégie commerciale, ne recèle guère de surprise: ceux qui sont pour vantent l'élargissement de la gamme des produits disponibles à bas coût, ceux qui sont contre se plaignent de la baisse de qualité. Les premiers pensent que c'est bon pour l'économie, les seconds que c'est mauvais pour l'emploi. Ce qui est surprenant c'est qu'une majorité, quoiqu'il pense du libre échange, n'est pas prête à payer plus cher ses produits ni au nom des droits sociaux avec les pays d'origine, ni au nom du respect de l'environnement. Pire encore, de mon point de vue, concernant les minoritaires: un peu plus (42%) pourrait envisager de payer jusqu'à 10% plus cher un produit respectueux de l'environnement (46% contre) mais seulement 37% un produit respectueux des droits sociaux (51% contre).

C'était ma rubrique: "inutile de m'épuiser à écrire contre la politique commerciale laxiste et désastreuse  de l'UE puisque vous êtes très majoritairement en faveur du supplice chinois!" 

 
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