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04/10/2011

Série noire et pot aux roses

 Avec son regard doux et ses allures de flic au grand coeur, Michel Neyret, l'ange déchu de la police lyonnaise, me fait davantage penser au gentil René Boisrond, alias Michel Noiret, des "Ripoux" qu'à l'ignoble Massard de "Flic ou voyou" interprété par Jean-François Balmer. Beaucoup de témoignages, pas seulement de collègues policiers mais aussi de magistrats, assurent d'ailleurs que s'il y a eu dérapage, ce ne pouvait être que pour la bonne cause, et non l'enrichissement personnel.  

De fait, combien de juges d'instruction font vraiment peser les paquets de haschich saisis par la police alors que tout le milieu judiciaire et policier sait que distribuer du shit à ses indics est une technique de rémunération? Mais la bonne cause et le droit pénal, ça ne marche pas toujours très bien ensemble. Le seul mode reconnu légalement pour payer ses tontons est en effet l'enveloppe en argent liquide. Un système dont je doute de la meilleure performance en matière de lutte contre la corruption: l'indicateur ne justifiant d'aucun contrat, ni reçu, qui peut garantir qu'un tuyau à 5000 euros ne coûtait pas en réalité la moitié et qu'un honnête commissaire ne s'est pas sucré pas au passage tout à fait légalement en faisant porter l'inflation sur son informateur?

Méthodes à l'ancienne Peut être Neyret a-t-il passé trop de temps dans la capitale des Gaules, au point d'y avoir tissé des amitiés que le code pénal réprouve. Du moins ses méthodes à l'ancienne étaient-elles strictement au service de la lutte contre le banditisme. On ne peut pas en dire autant d'autres soit disant "grands flics", comme Frédéric Pèchenard, le directeur de la police nationale, ou Bernard Squarcini, le patron du contre-espionnage (DCRI), les maitres des basse-oeuvres de la Sarkozye et des écoutes présidentielles sur la presse. Ceux là d'ailleurs, Claude Guéant prend bien soin de les protéger. Le Premier flic de France a pris moins longtemps pour prononcer l'épitaphe du second de la PJ lyonnaise. Un peu comme si Guéant livrait Neyret à la justice en victime expiatoire des coups tordus de sa police secrète..

Commentaires

Le métier de policier, comme, dans un autre genre, celui de journaliste, consiste a établir des relations, sinon des amitiés, avec des voyous. C'est le prix des faits. Ce qui est étrange est de s'en étonner;-)

Écrit par : x.delcourt | 04/10/2011

A entretenir ce genre de relation, cela permet souvent d'échapper au voyou et de lutter contre le vandalisme!

Écrit par : Pneu pas cher | 27/08/2012

Les commentaires sont fermés.

 
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