Avertir le modérateur

15/09/2011

Hors du centre, point de salut pour le PS

J'ai maintes fois ici parlé des euro-obligations, lesquelles d'ailleurs prennent tournure depuis le ralliement officiel de Paris et Berlin au concept et l'annonce par la Commission européenne de prochaines propositions. Mais il fallait la plume pédagogique d'un François Bayrou, dans son dernier livre "2012. Etat d'urgence" pour en expliquer la portée et le sens avec une image qui me semble des plus justes. 

"Quand les agriculteurs fondent une coopérative agricole", écrit-il page 109, "ils le font non seulement pour s'entraider, mais pour créer un nouvel acteur au service de leur travail. Une coopérative ce n'est pas seulement un pacte de solidarité: c'est une entreprise qui a sa personnalité juridique, qui peut prendre des risques et assumer sa part d'initiative. Quand l'un des coopérateurs rencontre des difficultés, on ne demande pas aux autres coopérateurs de s'endetter pour l'aider. C'est la coopérative qui lui fait des facilités de paiement, qui lui ménage un découvert, qui s'entremet directement auprès de la banque. Il était du devoir de l'Union européenne, ou de la zone euro, d'assumer cette responsabilité", affirme le leader du Mouvement Démocrate en réitérant son soutien déjà ancien aux euro-obligations. 

Guerre des roses François Bayrou s'exprimera ce week-end à l'Université de rentrée du MoDem, sur la presqu'île de Giens (Var). Un rendez vous qui prendra bien sûr un relief particulier à quelques mois de l'élection présidentielle pour laquelle il sera naturellement en lice. Son livre est un plaidoyer argumenté en faveur d'une double priorité: regagner en compétitivité pour relocaliser l'activité industrielle en France et miser tout l'effort public sur l'éducation et la formation, clef pour l'emploi des jeunes et des chômeurs. Avec un impératif, qui crédibilise son discours depuis la campagne de 2007 et plus encore aujourd'hui: restaurer nos finances publiques par des baisses drastiques des dépenses publiques et des charges sociales et une augmentation de l'impôt sur le revenu et de la TVA. 

Comment y parvenir? Le discours de la méthode demeure le même: l'union nationale avec une majorité centrale. C'est là que je fais le lien avec la guerre des roses au sommet du PS car un seul marqueur départagera au final les protagonistes de la primaire au delà du jeu de rôle que chacun jouera jusqu'au 9 et 16 octobre. Celui qui préfèrera gouverner avec le MoDem plutôt qu'avec le Front de gauche sera forcément le vainqueur. Bien sûr ce n'est pas sous cette forme que s'exprimera le choix au sein du PS mais le choix de l'électorat centriste au second tour de la présidentielle, indispensable à toute victoire, s'exprimera en revanche sous cette forme. 

Commentaires

"Quand l'un des coopérateurs rencontre des difficultés, on ne demande pas aux autres coopérateurs de s'endetter pour l'aider. C'est la coopérative qui lui fait des facilités de paiement, qui lui ménage un découvert, qui s'entremet directement auprès de la banque. Il était du devoir de l'Union européenne, ou de la zone euro, d'assumer cette responsabilité""

Certes, mais je trouve cette comparaison erronée. Si un coopérateur rencontre des difficultés structurelles qui durent depuis longtemps, si son exploitation ne peut pas s'adapter au marché ( un euro trop fort), alors il vaut mieux pour lui et pour les autres qu'il quitte cette coopérative.
C'est beau de faire des comparaisons pathétiques, il faut encore être pragmatique.
OK pour baisser les dépenses publiques mais pas pour augmenter nos impôts!

Écrit par : Léa | 16/09/2011

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu