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24/06/2011

Nicolas Sarkozy n'aime pas les créatifs. Ils le lui rendent bien.

"Il faut des actes, des décisions, du sang froid et du calme mais un poil moins de créativité". Telle est la désespérante réflexion faite aujourd'hui par Nicolas Sarkozy en conférence de presse à l'issue du Conseil européen en réponse à une question directe et précise sur ce qu'il pense de la création d'un ministre européen des Finances ainsi que du lancement d'euro-obligations, deux propositions fédéralistes portées par de doux rêveurs, respectivement le Président de la BCE, Jean-Claude Trichet, et le Président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Le Président français, reflétant l'apathie intellectuelle de la plupart de ses partenaires, préfère donc poursuivre les bricolages actuels, au gré des regains de tension sur les marchés, plutôt que d'envisager une solution globale pour la crise de la dette souveraine européenne.

Tares structurelles Petit retour en arrière: les ministres des Finances de l'Eurozone devaient entériner dimanche dernier la 5ème tranche de 12 milliards d'euros, du prêt de 110 milliards décidé en mai 2010 pour 3 ans, et débattre des modalités d'un nouveau programme d'aide d'une centaine de milliards après 2013, la Grèce n'apportant pas les garanties pour espérer à cette date pouvoir se refinancer elle-même sur les marchés. Mais le remaniement ministériel à Athènes ayant fait prendre du retard au calendrier d'adoption d'un nouveau plan de rigueur, les Grands Argentiers, avec de mâles accents de sévérité, avaient finalement refusé de débloquer la tranche escomptée et moins encore d'évoquer un nouveau programme d'aide, renvoyant leur décision au 3 juillet. Il n'en fallut pas plus pour affoler les marchés toute cette semaine, les plus fortes pressions venant des Etats-Unis et du FMI, très inquiets de l'incapacité des Européens à organiser la défense de leur monnaie. Du coup les chefs d'Etat et de gouvernement ont du corriger l'impression laissée par leurs ministres des Finances que le soutien à la Grèce n'était pas acquis. Tout en réaffirmant leur volonté de voir Athènes réduire au plus vite ses déficits, les Européens ont donc confirmé par avance qu'il y aura de toute façon bel et bien un nouveau programme d'aide. Ouf?

"Jusqu'à présent nous avons passé toutes les épreuves", se targue Nicolas Sarkozy en se félicitant que "2 crises sur 3 sont sous contrôle". Une référence bien optimiste aux situations irlandaise et portugaise. Certes, ni Dublin, ni Lisbonne n'étaient hier et aujourd'hui à Bruxelles sur la sellette. Mais le plan d'aide à l'Irlande de 85 milliards ne remonte qu'à novembre 2010 et celui de 78 milliards au Portugal date de mai dernier. Dans ces deux pays, comme au départ en Grèce d'ailleurs où la grogne sociale généralisée est récente, la population accepte bon gré, mal gré l'austérité. Mais quand les Irlandais et les Portugais verront, comme les Grecs aujourd'hui, qu'après plus d'un an d'effort, toutes les ressources auront été consacrées au seul désendettement sans que leur gouvernement n'ait plus aucune marge de manoeuvre budgétaire pour relancer l'activité et créer des emplois, les sentiments pourraient aussi bien évoluer. C'est le pari inverse que fait Sarkozy et consorts, considérant, à juste titre du reste, que l'Irlande et le Portugal ne souffrent pas des mêmes tares structurelles que la Grèce, où les réformes visant à créer un Etat moderne s'annoncent de longue haleine.

Boulet obligataire Le pire n'est certes jamais sûr. Mais si, après la Grèce, l'Irlande et le Portugal venaient à leur tour dans quelques mois quémander un nouvel emprunt, Nicolas Sarkozy pourrait bien regretter son ironie à l'égard des "créatifs" qui tentent de chercher une solution pérenne à ce boulet obligataire que l'on traîne depuis plus de 18 mois. L'Eurozone n'a pas besoin de gouvernance, elle doit être gouvernée. Que face à une crise obligataire générale (l'Italie, l'Espagne sont aussi sous surveillance négative des agences de notation), on ne puisse inventer qu'un instrument comme le Mécanisme européen de stabilisation (MES), dont le lancement en 2013 a été confirmé, trahit à coup sûr un manque de créativité de la part des Vingt Sept. Ainsi qu'une curieuse notion de la solidarité. Le MES fonctionnera en effet comme l'actuel Fonds européen de stabilisation financière (FESF), et, à quelques variantes techniques près, selon les modalités du prêt multilatéral à la Grèce, c'est à dire des prêts garantis par les Etats et rémunérés. A titre d'exemple, la France participe à hauteur de 16,8 milliards au prêt pour la Grèce, ce qui nous a déjà rapporté 84,3 millions en 2010 de remboursement d'intérêts et on en attend 326 millions en 2011. Avec des amis comme çà, la Grèce n'a pas besoin d'usurier. Créer un marché obligataire européen, par le biais d'euro-obligations, émises par une Agence qui mutualise l'ensemble de la dette souveraine européenne jusqu'au 60% d'endettement prévu par le Traité créerait une telle masse de liquidités que cela calmerait aussitôt les marchés et alignerait les taux pour tous au plus bas. C'est aussi un pari, j'en conviens, mais sûrement plus créatif que celui de M. Sarkozy, et qui fait depuis des années le succès du dollar, pourtant assis sur une montagne de dettes et de bons du Trésor.

Quant au ministre de l'Economie de l'UE, Nicolas Sarkozy a bien raison de se demander à quoi il pourrait servir. Par exemple quand l'Allemagne et la France vendaient naguère à tour de bras des avions, des chars et des bateaux à la Grèce, championne d'Europe des dépenses militaires, peut être qu'un ministre européen des Finances aurait pu conseiller la prudence à tout ce beau monde au regard des comptes publics grecs? Mais je m'égare. Comment imaginer que des Etats dotés d'une monnaie commune puissent envisager de mener une politique budgétaire cohérente, et pire encore, en confier la coordination à un Grand Argentier européen ? Et pourquoi pas un budget fédéral pendant qu'on y est! Heureusement que Nicolas Sarkozy est là pour nous rappeler aux réalités.

Commentaires

Une petite question concernant la situation financière de trois pays membres de l'Union Européenne, qui a sûrement été posée maintes et maintes fois, mais dont je n'ai pas trouvé de réponses claires : comment en est on arrivé là ?

Sans tomber dans la traditionnelle gueguerre des boucs émissaires, la réunion de plusieurs facteurs (politiques, économiques, voir environnementales) engendrant une situation tendue dont la crise n'est que l'inéluctable aboutissement, je me demande si on aurait pas pu voir cela avant et agir pour éviter cette situation. D'ailleurs, je tiens à remercier la langue française qui me permet d'utiliser l'indéfinie "on", car mon bac S me donne bien peu d'outils réaliser un tel travail...

Ma question n'est donc pas de savoir qui est responsable de cette crise ou quel est l'économiste qui n'a rien su voir venir, mais plutôt

1) Comment la grece a t elle fait pour cacher l'ampleur de sa dette, qui n'a été révélée que par l'arrivé au pouvoir de George Papandreou, à ses voisins Européens, voir même à ses créanciers ?

2) Si la dette grecque peut en partie s'expliquer par l'importance du budget accordé à l'armée, comment des pays comme le Portugal ou l'Irelande se sont retrouvés dans de telles situations ?

3) Existe t il un organisme Européen capable de repérer les états susceptibles de plonger ?

Écrit par : Damien | 24/06/2011

Yannick,

Merci pour ton analyse. En complément, il faut rappeler le président Sarkozy vanter la "créativité juridique" lors d'une même conférence de presse d'un Conseil européen. C'était à propos de l'amendement fait au traité de Lisbonne exigé par l'Allemagne.

Sébastien

Écrit par : Sébastien Maillard | 26/06/2011

@ Damien:
1) De fait la Grèce a triché dès 2001 en vue de son intégration l'année suivante à l'Eurozone. Avec l'aide de Goldman Sachs, le gouvernement socialiste du Pasok de l'époque a masqué des emprunts par un swap de devises. Cette manipulation comptable n'était pas formellement illégale. Grâce à ce stratagème, la Grèce a pu se conformer au principal critère de convergence, soit 3% de PIB maximum de déficit courant. En 2009, ce sont les conservateurs de Neo Demokratia, toujours avec la complicité de la banque américaine, qui font preuve d'imagination comptable pour afficher à la veille des élections d'octobre un déjà peu reluisant 6% de déficit. A peine élu, George Papandréou dénonce la supercherie: le déficit public pour 2009 avoisinera plutôt les 13%! Cette révélation provoquera la panique sur les marchés financiers qui conduira au premier plan d'aide en mai 2010. Il est peu probable, dans les deux opérations, que la Commission et les Etats membres n'aient pas été au courant d'une manière ou d'une autre que les chiffres ne reflétaient pas la réalité. Mais comme cela ne portait pas à conséquence, tout le monde a préféré fermer les yeux.

2) Les Grecs vivent dans la crainte permanente d’un conflit d’envergure avec la Turquie, et ses dépenses militaires sont proportionnellement les plus élevées d’Europe. Elle y consacrait 5 à 6% dans les années 1980 ou 1990 et encore 3,5% dans les années 2000. En 2010, malgré le premier plan de plan de rigueur les dépenses militaires ont atteint 2,8% du PIB contre 1,7 % en moyenne dans les autres pays européens de l’Alliance atlantique (2,4% pour la France). Le poids de l'institution militaire n'est toutefois qu'un des symptômes d'une organisation politique et sociale de l'Etat grec totalement obsolète et qu'il faut totalement réformer. Le Portugal dispose d'un appareil d'Etat beaucoup plus performant mais les causes de sa crise sont globalement similaires: le pays n'a pas profité de son entrée dans l'Union européenne puis l'Eurozone pour gagner en compétitivité. Les coûts salariaux ont augmenté plus vite que la productivité et ce déséquilibre s'est aggravé par un endettement massif tant de l'Etat que des particuliers, facilité par une politique de crédit accommodante de la BCE au cours des années 2000. L'argent facile est aussi au coeur de la crise irlandaise, qui bénéficie en revanche une économie relativement compétitive, conduisant à la création d'une bulle immobilière considérable dont l'éclatement a conduit à moult ruines personnelles mais surtout à une quasi-faillite de tout le secteur bancaire, lequel a accumulé des pertes équivalentes à 70% du PIB irlandais. Les banques irlandaises ont été nationalisées et l'aide européenne sert essentiellement à éponger leur dette.

3) Non, et c'est bien tous le problème. Après la crise financière, on a créé une série d'Autorités de supervision des acteurs financiers, mais pas des Etats. Ce rôle est collectivement dévolu au Conseil des ministres des Finances de l'Eurozone qui évaluent la situation d'un Etat membre sur base des recommandations de la Commission. Non seulement cette dernière a failli à déceler les vices de forme grecs mais de surcroît, quand elle dénonce les dérives budgétaires d'un Etat, elle peine à convaincre les autres de le sanctionner. Chacun se tient en effet par la barbichette et c'est ainsi qu'en 2005, la France et l'Allemagne, que la Commission voulait rappeler à l'ordre en raison de la forte dérive de leurs comptes publics, ont fait pression pour assouplir le Pacte de Stabilité. Avec la crise obligataire, l'UE s'est engagée au contraire à en durcir l'application et nous sommes actuellement dans la phase finale de cette renégociation. La France et l'Allemagne persistent à vouloir empêcher que les sanctions soient quasi-automatiques. Le Parlement européen et la Commission militent en sens inverse. Réponse d'ici la fin de la semaine prochaine. Je crois que les budgets nationaux doivent effectivement être encadrés et que tout dépassement non justifié doit être sanctionné sans que la procédure de décision ne laisse trop la place aux marchandages. En cela, un ministre européen des Finances, chargé de mieux coordonner les budgets nationaux serait utile. Mais l'UE ne peut se limiter à une politique de rigueur. Certes les Grecs, les Portugais et les Irlandais ont fait des bêtises. Mais est-ce une raison pour qu'ils empruntent deux ou trois fois plus chers que nous et que notre aide soit en fait un prêt dont nous tirons profit? La proposition de créer des euro-obligations vise à créer un marché obligataire européen reposant sur les dettes mutualisés de tous jusqu'à la limite de 60% du PIB prévu par le Traité de Maastricht. Cette dette commune ne peut qu'inspirer confiance et bénéficier de taux bas pour tous. Ce serait en outre très incitatif pour les Etats dont l'endettement dépasse les 60% à améliorer leur performance. Ainsi, concernant la France, plus de 20% de la dette devrait être financé hors le marché obligataire européen garant, et sûrement avec des taux beaucoup plus élevés. Enfin, l'UE doit se doter d'une politique économique. L'épargne européenne est considérable et plutôt que de financer la dette américaine ou le développement chinois, elle pourrait s'investir, via un grand emprunt européen, dans les infrastructures nécessaires à se future croissance, en particulier dans les domaines de l'énergie et des télécommunications.

Écrit par : yannicklaude | 27/06/2011

@ Damien

Certes, la Grèce a triché, mais l'UE était parfaitement au courant de ces comptes truqués. Lisez cette interview vachement intéressante d'Antonis Papagiannidis, corédacteur du traité d'adhésion de la Grèce à la Communauté européenne. Il dit: "Je suis un ancien europhile devenu eurosceptique à Bruxelles":

"C'est évident [fautes des gouvernements]. Mais le scandale dans le scandale, c'est que, depuis plus de 20 ans, l'Europe, les banques, le FMI, ont fermé les yeux sur cet état de fait.
IL FALLAIT INTEGRER LA GRECE, RIEN D'AUTRE NE COMPTAIT.
Tout le monde a été complice, au moins par abstention. Jacques Delors * le premier, qui, dès 1989, a eu connaissance des manipulations comptables du ministre grec des Finances de l'époque, Panaggiotis Roumeliotis, devenu, c'est un comble; notre actuel représentant au FMI...
En 1993 encore, la Commission européenne a découvert que nos institutions avaient, de nouveau, joué avec les chiffres. Et une fois de plus, fin 2001, en camouflant les pertes abyssales de nos sociétés nationalisées.
Et ainsi de suite, jusqu'aux révélations de la presse américaine, courant 2010, sur l'aide apportée depuis des années par GS aux gouvernements grecs successifs pour camoufler la réalité de notre situation..."

* ceci dit, on m'a expliqué que Jacques Delors était contre l'adhésion de la Grèce à l'euro, mais n'empêche qu'il n'a RIEN fait ! Et c'est encore nous qui allons payer le laxisme et j'en foutisme de nos responsables européens!

Ps ne croyez pas Yannick Laude: tant que l'euro sera trop fort, les pays du Sud ne seront pas compétitifs. même ce FESF ne pourra rien. Les miracles, c'est à Lourdes et non à Bruxelles:-D

Écrit par : Léa | 27/06/2011

"Jusqu'à présent nous avons passé toutes les épreuves", se targue Nicolas Sarkozy en se félicitant que "2 crises sur 3 sont sous contrôle". Une référence bien optimiste aux situations irlandaise et portugaise"....

Très optimisme en effet . Dans mon post : " Tout pourrait déraper sur une flaque d'huile grecque ?! Une étapes dans la chute du système capitaliste. La Fed révèle enfin le vrai péril qui menace la planète, preuve que la situation est grave sur la Grèce, mais aussi les autres économies"... Depuis la situation s'aggrave très rapidement puisque qu'après la Grèce ( vendu - hypothéquer deux fois a des spéculateurs, la dette atteint 160% du PIB), l'Espagne, le Portugal, l'Irlande, l'Italie... C'est maintenant les Etats Unis qui sont attaqués.

Les Hommes politiques n'ont aucun moyen de pression, face a l'emballement d'un monstre qu'ils ont eux même créé. Dans mon post " Le plan de sauvetage européen est-il illégal ? by Frédérique lordon", je montre que des solutions auraient pu être mis en place, et éviter le pire si on avait suivi les conseil de Frédéric Lordon ( "économiste, directeur de recherche au CNRS. Il est notamment l’auteur de Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières, Raisons d’agir, octobre 2008 ; Conflits et pouvoirs dans les institutions du capitalisme, Presses de Sciences Po, 2008 ; Et la vertu sauvera le monde, Raisons d’agir, 2003 ; La politique du capital, Odile Jacob, 2002" ) comme face au formidable choc , une opportunité unique de changer de monde un bon coup. Et notamment en créant par la saisie du secteur bancaire les conditions institutionnelles d’un commencement de « démondialisation financière » [5] par la renationalisation des dettes publiques (pour ceux qui le peuvent...). …. Saisie flash du secteur bancaire, mutation rapide vers un système non plus étatique mais « socialisé » du crédit [6], renationalisation des dettes publiques et, par-dessus tout, refonte intégrale des structures de la finance [7) ( voir lien)

Écrit par : Saltabank | 19/07/2011

Merci Saltabank, tu as traduit mes idées. La situation est très grave. Cette sitation pour décrire le cercle vicieux de ce système capitalisme mondiale « Si vous placez une grenouille dans l'eau bouillante (s'il-vous-plaît, ne le faites pas…), elle cherchera immédiatement à s'en échapper ; mais si vous la mettez dans une eau froide que vous chauffez progressivement, le batracien ne bougera pas jusqu à finir ébouillanté vidéo explicative, La zone euro dans l'impasse, les bourses en chute libre - expansionCe qui est étonnant, et qui constitue l'ironie de l'histoire, c'est de constater que cette crise arrive à son paroxysme en même temps en Europe et aux Etats-Unis (( L'Europe, d'accord... mais qui parle du risque américain ?, Interview Les agences de notation en quête de crédibilité ? ) .


Pour conclure, le risque d’un Le Krach mondial :- blog Claude Dupras « Le monde est parti pour la crise économique du siècle », déclarait récemment Ryoji Musha, stratège de la Deutsche Bank au Japon, au magazine américain Forbes. Les marchés boursiers sont engagés dans une chute vertigineuse. L’économie mondiale roule inexorablement vers la catastrophe. les solutions de Frédéric Lordon: …. , Voir : « Et si on commençait la démondialisation financière ? », Le Monde diplomatique, mai 2010.[6] Voir sur ce blog « Pour un système socialisé du crédit », 5 janvier 2009.[7] Voir sur ce blog : « Si le G20 voulait... », 18 septembre 2009 ; aurait pu éviter cette déroute politique et financière. Rien a été fait. Un changement profond du système s’impose. VOIR Révolution virtuelle et révolution réelle ( " Je ne suis pas comme ces révolutionnaires professionnels persuadés de détenir la vérité ni comme le romantisme révolutionnaire en mal d'aventures héroïques. C'est la froide raison qui me persuade de la nécessité de révolutions périodiques pour remettre les pendules à l'heure, annuler les dettes (comme pour le Jubilé Juif), changer des institutions devenues obsolètes, laisser place à de nouvelles générations et refonder la solidarité collective...".

Écrit par : citoyenactif | 19/07/2011

"C'est évident [fautes des gouvernements]. Mais le scandale dans le scandale, c'est que, depuis plus de 20 ans, l'Europe, les banques, le FMI, ont fermé les yeux sur cet état de fait.
IL FALLAIT INTEGRER LA GRECE, RIEN D'AUTRE NE COMPTAIT

Le but officielle d'intégrer a toute vitesse les pays de l'est, sous couvert de que leur rentrer dans l'Europe allait leur améliorer leur niveau de vie; est officieusement d'augmenter et renouveller les consommateurs pour les multinationales de l'oest confronté a un marché mature,saturé et de faire barrage a la Russie.
L'Europe n'a jamais eu pour but d'être politique et social, mais seulement libérale ( au service des intérêt privé, dés sa création avec l'Ecu et le partenariat franco - Allemand sur le marché : Charbon et de l'acier).

Les preuves s’accumulent, je les ai condensé sur mon blog et mur A lire aussi : La responsabilité des agences de notation, Moraliser le capitalisme, comme le marché financier – système capitaliste ?, Comprendre la vision de Jean-Claude Juncker face aux états et peuple – saltabank , Serge Halimi sur "Le grand bond en arrière (plusconcient.net) Année: 2004 Durée: 50' 51'' et enfin un gouvernement français et Européen aquis a le cause privé : le monde diplomatique Archives en Février 2001 (Industriels Contre Verts : La Bataille Du Lobbying,)… Dans cet enregistrement (L'Europe des lobbies… http://plusconscient.net/geopolitique-a-mondialisation/51-francais/386-leurope-des-lobbies )

Écrit par : citoyenactif | 19/07/2011

parce qu'avec votre bac s vous pensez avoir du travail avec h......., désolé mais je ne peux pronocer son nom, toujours est il que vous etes grossier, incorrect, un peu d'instruction avec votre bac s , mais pas pas d'intelligence , et ni de savoir vivre, pauvre France

Écrit par : massot | 06/05/2012

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