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16/09/2010

De l'influence des grèves sur le calendrier parlementaire européen

 

La grève du 23 septembre a ressuscité la traditionnelle querelle du siège au Parlement européen où partisans de Strasbourg et Bruxelles se sont écharpés sur l'opportunité de savoir s'il fallait siéger ce jour en session plénière, quitte à prendre le risque que les 754 eurodéputés et les 2000 assistants parlementaires et fonctionnaires qui les accompagnent dans leur travail demeurent en rade, faute de transport. Il faut savoir en effet que la semaine prochaine est la semaine de transhumance de Bruxelles à Strasbourg, du lundi au jeudi, pour les sessions plénières au cours desquelles les députés débattent et votent les textes examinés préalablement en commissions parlementaires à Bruxelles le reste du mois.

Les anti-Strasbourg, à l'instar de Daniel Cohn-Bendit, qui ne manquent pas d'arguments pratiques, plaidaient pour que la session s'interrompe le mercredi en fin d'après midi afin que chacun puisse regagner ses pénates bruxelloises. Les pro-Strasbourg, dont le président du PPE, l'Alsacien Joseph Daul, qui ne manquent pas d'arguments symboliques, défendaient mordicus que la session devrait durer le temps prévu par le règlement. Son homologue du groupe S &D, l'Allemand Martin Schulz, a même poussé l'idée plus loin en évoquant que la session se prolonge jusqu'au vendredi. Mais dans ce jeu de rôle, les Présidents de groupe gardaient aussi en tête que leur troupe, les eurodéputés, du moins certains d'entre eux, n'étaient pas très chaud à la perspective de perdre leur per diem du jeudi, soit 298 euros.

Du coup, aidée en cela par la maigreur de l'ordre du jour prévisionnel, la Conférence des Présidents des groupes parlementaires a trouvé hier une solution de compromis qui satisfera tout le monde. La session de nuit de mercredi a été supprimée et le débat du jeudi se résumera à la question capitale de la "future allocation budgétaire au profit de l'Instrument de voisinage et de partenariat", suivi de votes sans appel nominal, ce qui signifie que ceux qui ont signé le matin à 9h à l'ouverture de la séance ne seront pas contraints d'attendre midi et l'heure des votes où leur absence ne sera donc pas remarquée. Les autres pourront partir la veille l'esprit tranquille, mais sans per diem. Quant à la piétaille, assistants, personnels de séances et de groupes, ils se débrouilleront....mais ne vous inquiétez pas pour eux, tous leurs frais (dont les miens) seront pris en charge!

 

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